T O U S D E S A N G E S

T O U S    D E S    A N G E S

Amour, Amour et Amour

Amour, Amour et Amour

 

Qu’il soit physique, spirituel ou le fruit de la rencontre de deux grands esprits, l’Amour sera facilement catalogué dans un cadre, ne lui allant pas forcément de prime abord.

En effet, et qu’on se le tienne pour dit, les passionnés et dévorés, revendiquant leur amour en mordillant dès qu’ils le peuvent, leur moitié en publique. Aspirant leur doigt en marchant le long d’un canal ou d’une rue bien fréquentés. Qu’ils nous énervent ces aficionados du baiser, à se bécoter sur les bancs publique, à lancer au monde leurs frasques d’apollon miraculeux et de nymphe bénies par tous les Dieux de l’Olympe. Comme on les pincerait, pour qu’ils retombent dans notre monde. Comme on les giflerait, pour les faire retoucher terre, mais cela ne les arrêterait même pas dans leur quête, car même séparé d’un amour qu’ils se jetteront sur un autre. Avec la même fougue et la même appétence. Le même esprit de conquérant, les insolents.

 

Mais que ce que vous venez de lire n’entache en rien l’Amour qu’éprouvent deux âmes au grand esprit visant plus un dessein commun que les frissons de la peau. Acculant la durée et la réflexion à s’inviter dans chacun de leur geste et nombres de leurs décisions. Souvent prudents, ils échafaudent une tour d’ivoire que le monde enviera, certes, mais que nulle ne comprendra vraiment. Par dépit ou flemmardise, les quidams de l’ennui n’essaieront pas même de défier les éléments et les abords des frontières de l’entendement. Ils accuseront ces couples de l’esprit, en se disant qu’ils sont bien plus en cage, que dans une tour d’ivoire sans se douter un seul instant, que c’est par les projets les plus audacieux et les plus longs que l’Amour perdure à bien des reprises…

 

Puis il y a ceux qui nourrissent le feu de l’intérieur. Sans se soucier des retombés du temps. Qui affrontent les affres de la vie en pêchant ici et là, quelques satisfactions bien méritées. Qui trouvent réconfort en la pierre, la terre ou le murmure du vent dans le feuillage des arbres. Des bienheureux me direz-vous, alors qu’on les imagine seuls, le plus souvent.

Cet Amour-là semble au-dessus de tout soupçon et même, de la raison. Il réinvente chaque  jour un ciel nouveau et se veut libre de tout carcans et d’attentes sous-jacentes. Un euphémisme à l’extase. Une promesse d’un beau voyage, à condition que toutes réactions épidermiques épousant les frissons laisse de marbre ces chanceux ou malheureux, c’est selon….

 

Vous voyez, qu’il dévore les âmes, déchaine les passions ou attise les convoitises, l’Amour est sans doute le plus grand chahuteur que nous ayons accusés durant tout ce temps et pour longtemps encore, je l’espère…

                                           

 

 

                                  A Vos Amours !



03/10/2011
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