T O U S D E S A N G E S

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Émancipons l’écriture

Émancipons l’écriture

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Et voilà,  la rentrée littéraire est derrière nous, mais continue de nous offrir quelques pépites... Une joie, une excitation, pour les plus chanceux ou les  talentueux, et une frustration pour nombre de plumes, n’ayant pas trouvées éditeur à leurs mots. Bref ! De l’émotionnel et toujours de l’émotionnel… N’est-ce pas ce qui fait vivre nos personnages et nos histoires chez le plus grand nombre d'entre nous ?

 

Que l’on soit anxieux ou excité comme une puce à l’idée de voir notre livre dans les rayons d’une librairie, ou au contraire déprimé, de constater s’amonceler nos manuscrits sur le bureau, la création reste bel et bien présente et vivante, et ceci est le plus important ne pensez-vous pas ?

 

Pour les malchanceux, les malheureux ou les incompris, y a-t-il comme solution l’édition à la carte? L’édition numérique et tous supports permettant à moindres frais et j’insiste sur ce point, de voir un jour son livre se réaliser, est-elle la solution à toutes ces frustrations ?

 

Et bien, je ne peux répondre à votre place, ceci reste une décision personnelle, voire intime, devant s’accommoder de nos convictions et de nos envies. Mais les temps changent… Et peut-être bien que les années à venir souriront à un peu plus d’élus, de par ces supports nouveaux, même si publier dans la grande toile peut nous laisser tout autant perdus qu’être publié dans une grande maison sans plan de lancement, ou une petite maison sans moyen aucun, pour promouvoir notre bébé.

 

La chance à nouveau, mais sur le fond, pourquoi avoir honte d’être publié dans ce genre de librairie ? Pourquoi ressentir un sentiment de déshonneur à l’idée de s’autopublier ? C’est vrai ça… Dans le monde de la musique, des centaines voire, des milliers d’autodidactes se font les dents en vendant leur bébé sur iTunes ou autres supports, et y arrivent pour certains… Mais ça ne marche pas ainsi pour les auteurs… Les écrivaillons semblent assommés par ce carcan des grandes maisons d’édition au nom faisant rêver bien des bûcheurs de mots. Ils leur semblent sans doute, que tant qu’ils ne seront pas reconnus par une légendaire maison d’édition, ils ne seront rien. Mais entre nous, et sans vouloir dénigrer qui que ce soit, regardez donc de plus près les livres pondus ces dernières années et de plus en plus, et vous verrez que malgré quelques purs chez d’œuvres, il y a bien des travaux qui se voient discutables et n’ont comme seule et unique fonction que de remplir les caisses… Ne sommes-nous pas dans un monde économique de plus en plus contradictoire et de pur rendement ?

 

En conclusion à ce petit article, il faut juste retenir une chose, je pense, et c’est le plus important : continuer à écrire. Y avoir du plaisir pour donner du plaisir et partager avec les autres... Un site comme  monBestSeller permet ce prodige même s'il y a quelques vilains petits canards bien décidés à casser de l'auteur... à moins qu'ils ne soient en panne d'inspiration. Mais ce genre d'endroit et j'en remercie l'équipe, peut permettre des échanges et un retour sur son travail. Car avant tout c'est cela le plus important... Que l'on soit édité dans une maison d'édition et même de renom, ne nous donne aucune promesse de retour sur notre travail, et c'est un peu embêtant, car le but n'est-il pas justement, d'échanger ? De communier, de rassembler... Le pouvoir des mots est puissant, et il est intéressant de constater comme certains textes sur   monBestSeller peuvent être rassembleurs. Et pour certains, les ayant amené à une grande maison d’édition dite classique.

 

Ne jamais s’arrêter et toujours garder espoir et confiance en soi. Et au diable les fautes, même si c’est primordial lorsqu’on envoie un manuscrit, mais ce qui compte, ce qui compte vraiment, c'est l'inspiration, le plaisir d'écrire une histoire que l’on éprouve, la magie de cet état second ou nous côtoyons toutes sortes de personnages. Des plus concrets aux plus improbables… de s'immerger totalement dans ces mondes dont nous avons la chance inouïe de pouvoir évoluer. Un privilège que bien du monde nous envie. Et de s'imprégner de ces personnages nous habitant, des mois après avoir inscrit le mot fin sur notre manuscrit. Un voyage duquel et j'en suis le témoin vivant, l'on ne revient pas indemne. Le baby-blues que j’ai pu vivre après avoir abandonné l’un de mes bébés aux mains d’éditeurs a toujours été un cap particulier à passer qu’il faut apprendre à gérer.

 

 

Le jugement de tout travail est malheureusement dans la plupart des cas, bien peu objectif, et ne remet aucunement votre talent en question. Bien sûr, être reconnu par des pairs légendaires ou célèbres est une reconnaissance suprême et espérée de tous… Mais dans l’ombre de ces dinosaures de l’édition, il y a plein de petits moustiques à la plume tendre ou acerbe, maniant les mots avec leur sensibilité et leur vécu. Des êtres qui s’affairent à l’ouvrage et qui ne doivent jamais oublier que malgré les déceptions, les frustrations et les moments sombres qu’ils vivent, devant tant d’indifférence, ils ont la chance de pouvoir s’exprimer dans l’un des plus beaux langages d’expression, et de vivre dans des mondes qu’aucun autre ne peut soupçonner… Ceci est une richesse qui n’a d’égal, que la liberté d’être libre !

 

Continuez donc à écrire et n’hésitez donc pas à vous émanciper… Une nouvelle ère est en marche, je pense !!  

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16/02/2017
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