T O U S D E S A N G E S

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FUTURE PUBLICATION SUR AMAZON : GUERRE AUX GENES

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BIENTÔT EN VENTE SUR AMAZON, CE RECIT TOUT NEUF QUE VOUS POURREZ ACQUERIR POUR DES CLOPINETTES !!! LAISSEZ-VOUS SEDUIR PAR CE FOU REFUSANT DE CROIRE QUE LES GENES SONT PLUS FORT QUE TOUT ET QU'ILS AURONT RAISON DE NOUS, QUOI QUE NOUS FASSIONS...

 

EXTRAIT :

 

L’Astre Goldstein

 

 

Sa mère se remit de sa maladie avec succès et sans trop de casse. Elle ne perdit pas totalement ses cheveux lors du traitement et reprit très vite ses petites habitudes d’avant, ou plutôt, de bien avant, au temps où son mari, lorsqu’il tenait encore debout, voulait bien lui faire don de sa présence pour les repas, avant de sombrer définitivement.

Pas méchant, mais pas vraiment attentionné non plus, cet époux discutable ne se soucia guère que de son humble petite personne, au grand dam d’une conjointe de plus en plus affectée par cette autodestruction insolvable, entraînant tout et tous dans sa chute irrémédiable, y compris l’unique enfant qu’ils réussirent à concevoir un jour de sobriété plus ou moins acceptable, du moins assez pour qu’une érection puisse tenir toutes ses promesses.

Madame Goldstein avait réussi. Elle gagna l’attention d’un fils qu’elle croyait avoir perdu et l’incita à prendre la bonne décision quant à son avenir.

Elle sut tirer sur la corde sensible et brandir, dès qu’il avait la moindre hésitation et la nostalgie de sa vie là-bas, la menace de rémission. Il n’avait aucune chance face à tant d’attente et de bienveillance à léguer.

Richard décida donc de rester encore un peu, jusqu’à s’installer définitivement là où il avait grandi, ne faisant pas confiance à ce père décidément bien étrange de par ses généreuses attentions. Du jamais vu…

Comme un astéroïde attiré par l’attraction d’une planète, Richard ne pouvait se détourner de l’astre Goldstein, même en sachant pertinemment qu’il risquait fort de s’écraser contre, tôt ou tard.

Oui, Richard dans cette histoire ne serait jamais qu’un résidu, un bout de caillou livré à lui-même et perdu dans l’espace, tandis que son père reposerait toujours sur son trône, sans ne jamais être ébranlé. Ce dernier était bel et bien l’astre Goldstein et Richard ne serait jamais qu’un débris à la dérive.

                                                   

 

De l’autre côté de l’Atlantique, Brenda ne demanda pas même d’explication. Elle se trouva très vite un gentil requin avec lequel elle pouvait nager dans les eaux troubles, mais oh combien palpitantes de la finance.

Le bonheur presque parfait. Pourquoi aurait-elle tenu à ce que Richard revienne en Amérique ? En fait, la décision de cet athlète hors pair pour qui elle gardait énormément d’affection et de respect l’arrangeait à merveille. Pourquoi lui en aurait-elle voulu ? Grâce à lui, elle était en train de vivre l’idylle qu’elle pensait ne jamais épouser un jour. Non pas qu’elle dénigrât les années passées avec Richard, mais il fallait bien admettre, qu’avec Jeff, ce n’était pas pareil. Il y avait cette petite étincelle dans les yeux, à chaque fois qu’ils se contemplaient, ce trouble juvénile, lorsqu’ils se frôlaient, ces silences bavards, ces petits gestes de tous les jours, prenant une importance majeure, cet air étrange empli de béatitude après l’amour et ces câlins au coin du feu. C’était un autre monde. Et loin d’elle l’idée de culpabiliser envers Richard, elle le connaissait trop bien. Elle n’ignorait pas que leur mariage fut quelque chose de lourd à porter, car il n’était pas vraiment prêt, du moins, pas avec elle. Et cela, elle le sentit dès le premier jour.

Les mauvaises langues diraient qu’elle l’a utilisé à un moment de sa vie où elle se sentait bien seule. Mais Brenda leur rétorquerait que tout le monde s’utilise à un moment ou à un autre, pour le meilleur comme pour le pire. Seulement, certains ont la franchise de l’avouer tandis que d’autres se nourrissent d’illusion. Et puis la vie va ainsi. Il faut aller de l’avant, se pencher sur l’avenir et non se morfondre sur le passé. Voilà la philosophie qu’adopta dès son très jeune âge Brenda. Et c’était bien cela que Richard appréciait le plus chez cette petite crotte d’amour.

Finalement, le cancer de madame Goldstein avait été une aubaine pour bien des acteurs dans cette histoire. Brenda avait gagné un Don Juan, la mère de Richard un fils, et ce dernier se voyait libéré d’un poids qu’il avait décidément bien de la peine à assumer, et ce, avant même qu’il ne rentre en Europe.

 

Brenda pouvait donc roucouler tranquillement sous l’aile protectrice de son Jeff et sa moustache des Frères Jacques.

Cela enleva une longue épine du pied de Richard, qui put s’adonner à la recherche d’un travail, qu’il dénicha aisément et rapidement vu son CV impressionnant et son séjour au pays de l’oncle Sam marqué en lettres grasses.

 

La vie reprit donc son cours, lui, butinant de fleur en fleur, et Brenda, installant les affaires de son requinou et sa brosse à dents longues chez elle, enfin, chez eux, après concertation et consentement de Richard, cela va s’en dire. 



22/02/2014
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