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Guiliguilis (éloge du bonheur)

Guiliguilis

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Cela commence souvent par une espèce de vertige ou de sensation de vertige. Quelque chose de plutôt euphorique et enivrant. Qui chatouille et titille. Comme si des guiliguilis allaient nous faire perdre pied. Perdre la raison. Qui nous prend aux tripes en s’infiltrant dans les moindres pores ; un bateau ivre submergé par des vagues monumentales. Desquelles on se dit qu’on ne survivra pas. Et puis l’on refait surface, encore plus fort, plus combatif et déterminé.



Tout semble revu et corrigé. Comme la mise à jour d’un logiciel défectueux ou pas assez performant.

D’un seul coup, nous sommes emplis d’un étrange bien-être. Une espèce de caresse incessante et obsédante. Un tic-tac agréable que l’on espérait semble-t-il, depuis toujours. Il y a comme quelque chose d’inné à le recevoir, même si certains d’entre nous peuvent avoir des réticences à s’abandonner. Ils s’en méfient ou en ont peur, le croient capable de les brûler, de les écorcher, de les consumer.



Pour les autres, tous ceux qui lui ouvrent leurs bras et l’accueillent en seigneur, il ne faut pas longtemps pour que les premiers effets se fassent sentir.

Très vite, un changement d’humeur s’opère, avant de nous booster, semble-t-il, et nous donner une énergie que nous n’avions jamais constatée jusque-là.

Un coup de fouet divin. Dès fois, c’est si fort, si puissant, qu’on a l’impression d’être devenu un être supérieur ; un de ces super-héros dont seuls les ados ont véritablement besoin pour accomplir leur révolution, à moins que ce ne soit leur évolution.



Les guiliguilis qui nous sustentent améliorent nos performances en tout, nous permettent d’apprécier la vie pleinement et de prendre de la distance face aux aléas. De juger certains inconvénients tellement futiles, tellement puérils qu’il ne vaut pas même la peine de s’y arrêter dessus. Tout semble devenir plus léger. Plus aérien et l’air de rien, nous faire toucher le ciel d’un peu plus près.

Des fourmis parcourent notre intérieur tout entier, une colonie galopant dans nos veines pour construire la plus impressionnante des sensations.

En un fatras d’émotion, il nous semble par moment implosés, tant son pouvoir est puissant.

Et puis par impulsion, comme une perfusion, cet exaltant délice est aspiré jusqu’au calice, jusqu’à la lie. Jusqu’à ce que notre cerveau se voie cerner de tous côtés, teinté de cette chaleur incommensurable et déterminé à aller au bout de sa mission. À faire exploser nos neurones en libérant au passage, une dose d’adrénaline.

Une bombe. Un état jubilatoire peut s’en suivre. Un abandon, une capitulation des quiproquos accusant le bonheur, de rendre aveugle et bête.

Si être heureux, c’est être bête, alors je l’assume sans la moindre hésitation. Je le laisse fondre telle une pastille effervescente et se diluer dans mes moindres failles, mes plus infimes fêlures. Un onguent capable de panser les plaies les plus profondes.



Et s’appuyer sur une épaule ne sera plus un déshonneur, mais un acte de bravoure et plein de bon sens.

Alors seulement, le bonheur nous aura possédés.



Il n’attend rien en retour, sinon d’apprécier ce don qu’il nous conseille de chérir et protéger comme le plus précieux des trésors.

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06/02/2015
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