T O U S D E S A N G E S

T O U S    D E S    A N G E S

L E S P A S S I O N N E S. . .

Les Passionnés

 

 

 

 

Qu’ils soient discrets ou fanfarons, les passionnés n’auront jamais assez de deux vies pour accomplir et assouvir toutes leurs envies.

Grands vivants, ils dévorent d’une facilité déconcertante les moindres éclats, même les plus farfelus et les plus ternes, pour en faire des joyaux…

 

Qu’ils nous énervent à trouver beau et s’enflammer pour le moindre caillou. A s’investir corps et âme jusqu’à ne plus voir les autres, existant tout autour d’eux, dans les projets les plus improbables mais auxquels même les plus pessimistes adhèrent. Leur pouvoir de conviction et surtout, leur enthousiasme contagieux est puissant. On leur en veut presque, de nous permettre d’effleurer cette fleur sans ne jamais pouvoir la garder longtemps. C’est un peu comme lorsqu’on reçoit un bouquet, et qu’on le met dans un vase. On y sentira le parfum, y admirerons les pétales colorés mais jamais oh grand jamais, nous ne seront capables de lui sustenter le terreau nécessaire à sa survie… Il n’y aura que ces fous ! Que ces dingues de la vie…

 

Mais ou les passionnés se distinguent tout particulièrement, c’est en amour et leurs parades distinguées ou non nous rendant blêmes le plus souvent, voyant d’un très mauvais œil ces illuminés attachants. Fiers conquérants courant après une quête sans fin.

Oui, les passionnés excellent en la discipline. Ils exhortent, les scélérats, à brûler l’existence par les deux bouts. A se vautrer dans l’éloge des interdits et des non dits pour démontrer que rien ne leur résiste. Jamais.

 

Avides et impétueux, ils lancent souvent leur dévolu sur de naïves créatures, buvant avec satisfaction et entregent au délice. Ne comprenant le plus souvent pas ce qui leur arrive, lorsque piqués par d’autres aventures et dragués par d’autres rivages, les passionnés les abandonnent sans le moindre regret, car la passion, si elle est vivante et tellement enivrante, peut être bien plus destructrice une fois loin de ces pauvres malheureux…

 

Tenez-le vous pour dit, moussaillons de l’existence et n’oubliez jamais que toute flamme éteinte nous plonge dans la nuit…

 

 



15/04/2011
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