T O U S D E S A N G E S

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LA LANGUE

La langue

                                                                                            nouvelle

 

 

Didier Leuenberger

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La     langue

Qu’elle abuse de moi, me violente ou m’adule, je quémande ses papilles à me léchouiller encore et encore, jusqu’à l’ivresse. Sans détour, le plus spontanément du monde.

 

 

 

Comme une vieille connaissance, elle ne se laisse pas berner par les artifices. Le naturel est un halo qui lui sied à ravir et qui revient au galop si d’aventure, nous tenterions de frauder notre fragrance. Le fumet de nos pores est unique et farouche. La moindre entorse, le plus petit maquignonage, le plus infime leurre tentant de maquiller l’authentique seront banis d’une brassée de bave formelle.

 

 

 

Cette visiteuse, cette insoumise, cette culottée peut se permettre de transcender le temps lorsque salivante, elle s’avance vers mon épiderme, pleine de promesses.

 

 

 

Qu’elle soie maligne, coquine ou malhonnête, je lui pardonne ses excès et ne demande qu’à voir et sentir ses prouesses et ses caresses enivrantes se poser sur moi.

 

 

 

Cette dévoreuse des sens, cette affamée, cette indomptée capable de nous rendre blême et frémissant tant ce qu’elle nous lègue est puissant et merveilleux à la fois.

 

 

 

 

Magnifique caresse, bien plus étourdissante que tout ce que nos doigts pourraient promettre, on l’espère, l’attend, dans notre écrin de soie, à peine couvert et le cœur battant la chamade tout à côté de ce corps chaud dont elle se tient garante et le plus fidèle représentant.

 

 

 

Qu’elle se tende vers nous, qu’elle goûte donc notre palais en forçant d’un baiser langoureux les frontières de nos rêves...

 

 

 

 

Qu’elle nous ensorcelle, nous lance dans ce manège insensé, ce fatras d’émotion.
Qu’elle affûte son Apex en prévision de choses beaucoup plus sérieuses qu’on espère tant et tant... On ne demande qu’à la sentir se pencher sur notre cas et se languir sur nos attributs.

Qu’à l’espérer plonger entre notre séant et se ruer vers ces interstices. Un tremblement de terre peut se targuer nous faire chavirer au bord du précipice. Un tsunami, un volcan prêt à imploser à tout instant.

 
 
 

Notre corps, ce continent que cette démente aime à visiter, à explorer quitte à se perdre ou à traîner ici et là. Pirate effréné qu’aucune île n’échappera à sa vigilance, cette vagabonde s’adonnera à donner du plaisir et à sentir notre corps vibrer et se cambrer.

 

 

 

 

Que ses passages soient un éclair ou une canicule sans fin, il va de soit que nous ne pouvons ignorer ce délice tournicotant autour de nos sexes, les léchant, les goûtant et les préparant à bien des égards vers un bonheur certain.

 

 

 

 

Heureux qui comme une sucette recevront les faveurs de cette friande.

 

 

 

 

Heureux les libertins qui oseront lui céder leur palais, leur marais, leur cravache et leur nymphes. Eux seuls, connaîtront le grand frisson et pourront prétendre à la moisson des petits bonheurs interdits ou permis.

 

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© Tous droits réservés Didier Leuenberger. Respectez le travail de l’auteur. Respectez la créativité.


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22/09/2016
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