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La môle (Mola mola), appelée aussi poisson lune

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Crédit : Poisson lune albinos. Crédit : Daniel Botelho


La môle (Mola mola), appelée aussi poisson lune, est l'une des plus lourdes espèces de poisson, son poids moyen atteignant les 1 000 kilogrammes. On la trouve dans les eaux tropicales et tempérées tout autour du monde. C'est un animal à la tête proéminente, sans queue et peu épais par rapport à sa hauteur. Nageoires comprises, une môle peut être aussi haute que longue.

La môle se nourrit principalement de méduses qu'elle consomme en grandes quantités en raison de leur faible valeur nutritionnelle. Les femelles pondent plus d'œufs que n'importe quel autre vertébré connu. Le fretin de môle ressemble à un petit poisson-hérisson. Il possède de grandes nageoires pectorales et caudale. Son corps est recouvert d'épines qui disparaissent à l'âge adulte.

Les môles adultes ont peu de prédateurs, si ce n'est les lions de mer, les orques ou les requins. L'homme, dans certaines parties du monde, la considère comme un mets délicat comme au Japon ou à Taïwan mais la commercialisation de sa chair est interdite dans l'Union européenne. Elle se retrouve fréquemment, par accident, prise dans des filets. Il lui arrive aussi de consommer par erreur des déchets flottants, comme des sacs plastiques, qui peuvent entraîner sa mort.

Membre de l'ordre des Tetraodontiformes qui comprend les Tetraodontidae, Diodontidae et les Monacanthidae, la môle partage nombre de traits communs aux membres de ces familles. Elle fut même classée comme Tetraodon mola, une espèce du genre Tetraodon de la famille des Tetraodontidae. Finalement, la môle a été classée avec la Mola ramsayi dans un genre propre — Mola — dont elle est l'espèce type.

La môle ressemble à une tête de poisson sans queue. La forme de sa nageoire caudale lui donne son allure si particulière. C'est un poisson plat dans la largeur, ovoïde vu de face. Les nageoires pectorales sont petites par rapport aux nageoires dorsale et anale. La longueur de ces dernières peut presque doubler la hauteur de la môle. Le plus grand spécimen connu mesure 3,20 mètres de hauteur.

La môle a une longueur moyenne de 1,80 mètre et un poids moyen de 1 000 kg. On a cependant capturé certains spécimens mesurant jusqu'à 3,30 mètres et pesant 2 300 kg.

L'épine dorsale de la môle contient peu de vertèbres et est plus courte que celle d'autres poissons du fait de la forme de son corps[4]. La moelle épinière d'une môle fait en moyenne 2,10 mètres de long pour un diamètre de 25 millimètres[5]. Bien qu'elle appartienne à la lignée des Osteichthyes, poissons osseux, son squelette contient une part importante de tissus cartilagineux, plus légers que de vrais os, qui lui permettent d'atteindre cette grande taille. Sa croissance ne s'arrête jamais : plus elle mange, plus elle grandit.

La môle n'a pas de vessie natatoire[4]. Certaines sources indiquent que les organes internes de l'animal contiennent une concentration de neurotoxine et tetrodotoxine comme les organes d'autres Tetraodontiformes toxiques comme le fugu, par exemple. D'autres contestent néanmoins cela.

Au long de son évolution, la nageoire caudale de la môle a disparu pour être remplacée par une pseudo-queue appelée clavus. Cette structure est formée à la convergence entre les nageoires dorsale et anale[8],[9]. Sans une véritable queue pour permettre une poussée vers l'avant et avec seulement des petites nageoires pectorales, la môle utilise ses longues et minces nageoires dorsales et anales pour la propulsion en les faisant bouger d'un côté à l'autre.

La môle nage souvent près de la surface où sa nageoire dorsale protubérante la fait ressembler à un requin. Il est néanmoins possible de la différencier des requins, en observant le sillage créé par leur nageoire dorsale à la surface. Les requins, comme la plupart des poissons, nagent en bougeant leur queue d'un côté à l'autre alors que leur nageoire dorsale avance sur une ligne droite. Les môles, quant à elles, font bouger leurs nageoires dorsales et anales, ce qui donne un mouvement de godille caractéristique. Le mouvement de la nageoire dorsale à la surface permet donc d'identifier la môle.

La couleur de la môle adulte varie entre gris argenté et blanc, avec une large palette de peaux tachetées, des taches parfois concentrées dans une région spécifique[1]. La coloration est souvent plus sombre sur la surface dorsale, s'éclaircissant vers la zone ventrale, ce qui forme un camouflage en ombre inversée. La môle a la capacité de faire varier la couleur de sa peau du clair au sombre, notamment en cas d'attaque d'un prédateur. La peau, qui contient beaucoup de collagène réticulé, peut être d'une épaisseur allant jusqu'à 7,6 centimètres sur la surface ventrale et elle est couverte de pointes et d'une couche de mucus au lieu d'écailles. La peau sur le clavus est plus douce que celle sur le corps, qui peut être aussi rugueuse que du papier de verre.

Plus de 40 espèces de parasites peuvent vivre sur et sous la peau de la môle, ce qui la fait rechercher le soulagement par bien des manières. Dans les régions tempérées, elle passe par les champs de laminaires qui hébergent des poissons nettoyeurs et d'autres poissons qui retirent les parasites de sa peau. Dans les régions tropicales, la môle sollicite les poissons nettoyeurs des récifs. En exposant ses flancs à la surface, la môle permet aussi aux oiseaux marins de se nourrir des parasites de sa peau. Il a été rapporté que les môles pouvaient faire des sauts de plus de 3 mètres au-dessus de la surface de l'eau à la manière des baleines, ce qui serait également un effort pour déloger les parasites de son corps

L'alimentation de la môle se compose principalement de méduse (comme la tortue luth). Elle consomme aussi des Salpidae, des cténophores, du zooplancton, des calmars, des crustacés, des petits poissons, des alevins et des zostères. Cette alimentation étant faible en nutriments, la môle doit en consommer en grandes quantités. Elle trouve sa nourriture à des niveaux très variés, de la surface aux eaux profondes et occasionnellement au niveau des fonds océaniques dans certaines zones.

La môle peut cracher et avaler de l'eau à travers sa petite bouche pour écarteler les proies au corps mou. Ses dents sont disposées dans une structure ressemblant à un bec, ce qui lui permet de casser les organismes plus solides. En plus de cela, des dents pharyngiales, situées dans la gorge, déchiquètent la nourriture en petits morceaux avant de les faire passer dans l'estomac.

La môle peut vivre jusqu'à dix ans en captivité mais son espérance de vie à l'état sauvage n'a pas encore été déterminée. Leur vitesse de croissance est aussi inconnue. Néanmoins, on sait, grâce à l'observation de jeunes spécimens de l'aquarium de la baie de Monterey, qu'elle peut passer de 26 à 399 kilogrammes pour une taille de 1,80 mètre en quinze mois.

La forme plate et la peau épaisse d'un spécimen adulte dissuadent de nombreux petits prédateurs mais les plus jeunes spécimens sont vulnérables aux attaques du thon rouge et du mahi-mahi. Les adultes sont consommés par les lions de mer, les orques et les requins. Les lions de mer chassent aussi les môles. Ils déchirent leurs nageoires et ballotent leur corps. Ils les abandonnent parfois agonisantes. Leurs cadavres peuvent être consommés par les étoiles de mer Asterina miniata.

Les pratiques d'accouplement de la môle sont mal connues mais on pense qu'il y a des frayères dans l'Atlantique nord, l'Atlantique sud, le Pacifique nord, le Pacifique sud et l'océan Indien. Les femelles peuvent produire 300 millions d'œufs, plus que n'importe quel autre vertébré. Les œufs de môles sont libérés dans l'eau et fécondés à l'extérieur par le sperme.

Les larves de môles mesurent 2,5 millimètres. Elles grandissent pour devenir du fretin et atteindront leurs proportions adultes en multipliant par des milliers leur taille originelle. Le fretin de môle a de larges nageoires pectorales, une nageoire caudale et un corps entouré d'épines qui disparaissent lors de la croissance et qui font alors ressembler la môle à des petits poisson-hérissons,. Afin de se protéger, les jeunes môles vivent en banc, instinct grégaire qu'elles perdent en grandissant.

Les môles naissent dans les eaux tempérées et tropicales de chaque océan du monde. Le génotype de la môle varie beaucoup entre les spécimens de l'Atlantique et du Pacifique mais les différences génétiques entre les spécimens de l'hémisphère nord et l'hémisphère sud sont minimes.

Les môles vivent dans la zone pélagique et nagent à des profondeurs allant jusqu'à 600 mètres. À l'inverse de la perception générale qui suggère que la môle passe la plupart de son temps à la surface de l'eau, les recherches suggèrent que les môles adultes passent en réalité la plus grande partie de leur vie dans des profondeurs inférieures à 200 mètres, occupant ainsi les zones épipélagiques et mésopélagiques.

Les môles restent généralement dans des eaux chaudes de plus de 10 °C. Un séjour prolongé dans des eaux dont la température est inférieure à 12 °C peut désorienter l'animal et causer sa mort. Des chercheurs ont émis une théorie selon laquelle la tendance de la môle à exposer son plus large côté au soleil en surface agirait comme une sorte de rechargement thermique qui lui permettrait ensuite de descendre dans les eaux profondes et froides. La présence de la môle a été rapportée dans des eaux plus froides au large de l'Angleterre, en dehors de sa zone de répartition habituelle, et interprétée par certains comme un signe du réchauffement des eaux.

Malgré leur taille, les môles ne présentent aucun danger pour l'être humain. On en trouve communément sur certains sites de plongée fréquentés où ils s'habituent à la présence des plongeurs. En fait, la môle est plus une menace pour les plaisanciers que pour les nageurs, sa taille et son poids peuvent lui faire causer des dégâts significatifs lors de collisions avec des bateaux de plaisance ou avec des hélices de bateaux de grande taille.

Les môles sont fréquemment prises au piège dans des filets de pêche. Elles représentent même 30 % du total des prises lors de la pêche au filet de traine de l'espadon en Californie. Ce pourcentage monte entre 71 % et 90 % pour la pêche de l'espadon en Méditerranée. La pêche à la môle n'est règlementée nulle part dans le monde. Dans certains endroits, les pêcheurs leur coupent les nageoires car ils les considèrent comme des voleurs de prises potentielles, ce qui entraîne leur mort.

Les môles sont également menacées par les déchets flottants tels que les sacs plastiques qui ressemblent aux méduses, leur aliment principal. Avalés par mégarde, les sacs plastiques peuvent étouffer les môles ou remplir leur estomac jusqu'à les faire mourir de faim.

Des recherches récentes révèlent une diminution de la population mondiale de môles, vraisemblablement causée par un nombre trop élevé de prises liées à la pêche.

 


Ce plongeur nage à côté d'un mola mola, le plus lourd poisson du monde par Ohmymag

sources : http://www.ohmymag.com/buzz/ce-plongeur-nage-a-cote-d-039-un-mola-mola-le-plus-lourd-poisson-du-monde_art89995.html

Le Mola mola, appelé aussi môle ou poisson lune, est le plus lourd poisson au monde. Massif, il contraste avec les poissons de plus petites tailles. Mais on discerne surtout son énorme poids face à l'homme. Ce plongeur nage aux côtés de ce poisson gigantesque et filme son aventure extraordinaire. Nageant aux côté du Mola mola dans les eaux du Portugal, le nageur Michael Pereria a la chance de pouvoir approcher de près ce poisson à la taille incroyable. Faisant 4,5 mètres de hauteur et 3,5 mètres de largeur, cet énorme poisson lune ne semble montrer aucun signe d'agressivité envers le plongeur. Un poisson aux dimensions hors normes que l'on est pas près d'oublier. Publié par Sophie Bernard, le 19 octobre 2015

En savoir plus : http://www.ohmymag.com/buzz/ce-plongeur-nage-a-cote-d-039-un-mola-mola-le-plus-lourd-poisson-du-monde_art89995.html
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Le Mola mola, appelé aussi môle ou poisson lune, est le plus lourd poisson au monde. Massif, il contraste avec les poissons de plus petites tailles. Mais on discerne surtout son énorme poids face à l'homme. Ce plongeur nage aux côtés de ce poisson gigantesque et filme son aventure extraordinaire. Nageant aux côté du Mola mola dans les eaux du Portugal, le nageur Michael Pereria a la chance de pouvoir approcher de près ce poisson à la taille incroyable. Faisant 4,5 mètres de hauteur et 3,5 mètres de largeur, cet énorme poisson lune ne semble montrer aucun signe d'agressivité envers le plongeur. Un poisson aux dimensions hors normes que l'on est pas près d'oublier. Publié par Sophie Bernard, le 19 octobre 2015

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08/01/2017
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