T O U S D E S A N G E S

T O U S    D E S    A N G E S

L’adaptation

L’adaptation

 

Nous nous revoyons, refaisons l’amour, encore et encore, mais je me rends de plus en plus compte que nous n’avons décidément pas grand-chose en commun, à part le désir. Ce désir insatiable, affamé de chair et demandant toujours son dû. Incendiant les sens et je dois bien l’avouer….la raison.

 

Les reproches fusent, sur mon habillement, ma façon  désinvolte et dégagée de prendre la vie. Le peu d’ambition carriériste dont je fais preuve. Je n’essaie pas d’expliquer. Je sais fort bien que peu de monde pourra comprendre ma façon de penser. Il faut dire que mettre la priorité sur du bon temps et les rêves, n’est pas très apprécié par nos contrées. Notre société toute entière d’ailleurs. Alors je fais silence. Je cajole mes songes en secret, vis ma vie selon mes idées et sans m’occuper du monde. Je me rends compte que c’est possible. Je me construis. Fais de la terre glaise m’ayant fait me lever, un socle de pierre. Solide et audacieux.

 

Les obligations qu’on veut m’imposer me gonflent très vite. M’emprisonnent, m’étouffent. Même les plus petites, comme si l’animal sauvage que je suis ne pouvait se flanquer de la moindre contrainte.

Pourtant, j’ai repris mon ancien travail, j’y ai retrouvé mes collègues, mais même là,  je suis libre dans ma tête. J’ai un coin de ciel bleu au dessus de mon crâne, toujours prêt à m’éblouir lorsque la nostalgie aventureuse me taraude.

J’ai un nouvel appartement, des payements à effectuer à chaque fin de mois, mais ces démarches semblent lointaines, alors qu’elles sont rébarbatives. Rien de ce qui pourrait contraindre ma soit dite liberté, ne m’offusque, excepté mon semblant de relation, là-bas, de l’autre côté du pays. Je me rends compte à quel point j’ai si peu de centres d’intérêts communs avec mon ex. Et de plus en plus.  Nos goûts diffèrent diamétralement et surtout, mon manque d’organisation exaspère. On m’en veut, on m’envie quelque part de pouvoir vivre au jour le jour, mais je n’ai cure de ces remontrances. Je sais trop bien que dans cette direction, nous allons droit dans le mur.

 



30/10/2011
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