T O U S D E S A N G E S

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L’invasion des concombres…

L’invasion des concombres…

 

Un concombre en train de pousser dans une serre espagnole.
Un concombre en train de pousser dans une serre espagnole. Crédits photo : JON NAZCA/REUTERS

 

          Ils sont là, tapis entre une feuille de laitue et un plan de tomates. Blottis dans le terreau mature, les nourrissant jusqu’à l’overdose.

Là ! Pelotonnés les uns contre les autres, plus gros que jamais et prêts à bondir sur vos chères petites têtes blondes.

 

On ne nous l’avait pas encore fait celle-là ! Mais méfiez-vous ! Car plus rien ne semble aller dans ce monde qui tourne quelque peu carré ces dernières années !!!!

 

Je les savais insidieux et lubriques, mais jamais je n’aurais pensé qu’ils puissent êtres pris aussi faussement à parti dans cette histoire de bactéries. Les vilains, les vicieux cabotins nous jouant les légumes parfaits d’un vert éternel faisant se damner la plus belle des pommes.

 

Comment ne les avons-nous pas vu venir, ces monstres rampants dans nos champs et même, hors terre, les ingrats ! Il fallait bien que ça arrive, et qui plus est, un pâle légume n’aurait pas eu le même effet. Le concombre était parfait pour ce bouc émissaire-ci !

 

En tout cas il aura été champion toutes catégories pour ce qui est de faire mousser les journalistes de tous poils.

Perfides cancrelats qui se repaissent des news les plus sombres, et de préférence insondables, il n’en fallu pas plus pour déclencher la chasse aux sorcières.

 

Nos concombres auront au moins eu, mais à leurs dépends, les pauvres bougres, le mérite de nourrir une race ne semblant guère souffrir elle, d’une quelconque Escherichia coli mais bien de diarrhée médiatique qu’ils devraient bien un peu plus scruter avant de l’étaler sur les murs et ailleurs… Je vous épargne les détails….

 

Méfiez-vous donc, friands du croquant vert et de la rondelle tendre, car à chaque instant le danger vous guette et n’attend que de vous consumer.

 

Fuyez ! Fuyez devant ce géant vert scandant les plus éminents éclats et ne se souciant des quand dira-t-on ! Et s’il venait malencontreusement à se glisser dans l’une de vos assiettes de salades, ignorez-le du mieux que vous le pouvez et ne vous laissez pas enjoliver par un manque certain qu’il nous aura infligé, le scélérat.

 

 


 

 

 

 

 

 



17/06/2011
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