T O U S D E S A N G E S

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LES PERVERS NARCISSIQUES

Les pervers narcissiques

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Les perversités c’est un peu comme les démences, il y en a différentes sortes. Mais est-ce pathologique ou non pathologique ? Inné ou acquis ? Et quelles solutions existe-t-il sinon la fuite face à de tels individus ?

 

C’est du moins ce que conseillent nombre de spécialistes. Face à un pervers, un vrai pervers narcissique, il y a peu de chance d’avoir gain de cause. Il saura tant manipuler ses victimes et se faire passer lui-même pour l’une d’entre elle, que l’imbroglio dans lequel il vous plongera sera sans issu.

Ayant grandit avec l’un d’entre eux et croyez-bien que je m’en serais bien passé, aucune personne ne peut comprendre ce que cela signifie s’il n’a pas vécu et subit ce genre d’individu. Du reste, on ne s’en vente guère au cours de notre existence lorsqu’on a été rudoyé par l’un d’eux, on cache même, toute la souffrance infligée parce que c’est tout simplement incompréhensible pour la plupart des gens et bien pire encore, des enfants. Inimaginable et pourtant l’on se sent coupable, une culpabilité destructrice voir quelque fois fatale.

Le pervers est assez malin pour être dans la séduction dans le monde, et tout son contraire, dans sa sphère ; qu’elle soit privée, ou professionnelle.

Il m’a fallut très longtemps pour reconnaître et accepter avoir été au contact d’un tel lascar ; cela m’a valu bien des tracas, des mises à l’écart, des jugements infondés et incohérents de proches voir de très proches capables de me faire tourner maboule. Des sentences aussi solides que la belle prestance du pervers, brillant en société.

Aussi, après avoir cerné brièvement quelques uns d’entre eux dans les émotifs, je vais un peu plus me pencher ici sur le vrai sujet de cette note. Je pense avoir une expérience assez solide sur le sujet. Une expérience personnelle, professionnelle et bien sûr, l’expérience d’autres des autres rencontrées au cours de ma vie. Sans le savoir, j’ai enquêté sur un phénomène de société, des psychopathes bien achalandés, des virtuoses du mal, et je pèse mes mots.

Mais comment survivons-nous à ce genre de fléau et est-ce possible de se sauver ? La fuite semble le seul moyen d’y arriver, raison pour laquelle et Alléluia, je n’ai jamais insisté face à l’un d’eux et su user d’indifférence assez convaincante pour ne pas subir les assauts d’être diabolique. La fuite est la meilleure chose que vous puissiez faire lorsque vous vous retrouvez dans une telle situation mais ce n’est pas si simple ; même dans la haine, la soumission ou le déni, se délester de ce lien puissant n’est pas évident.

Mais je ne vais pas traiter ici, du tyran domestique dont je parlais plus haut, celui-là, j’y reviendrai et je l’ai déjà évoqué dans diverses notes et romans, nouvelles, articles…

Non, je vais vous parlez de celui qui peut sévir sans coup férir dans votre milieu professionnel, et dont vous ne soupçonniez pas même l’existence. Cet être qui évolue peut-être sous vos yeux, use peut-être même d’humour ou séduit les filles à la pause cafés… dites-vous bien, et je parle en connaissance de cause, qu’ils sont en générale, très difficilement détectables, du moins au début. Qu’ils peuvent être des collègues, chefs, sous-chefs, responsable, directeur, et j’en passe et des meilleures…

C’est en parlant avec un ami me racontant son vécu au travail, et que j’avertis sans attendre des dangers face à un pervers (PN), que je réalisai à quel point il était aisé de les démasquer pour moi maintenant, de les débusquer de leur ôter leur masque de schizo déjanté, flirtant sournoisement avec le mal. Une pathologie pour certains spécialistes (lire ci-dessous), et une psychose sans symptômes apparents ou « psychose blanche » pour d’autres. Les avis divergent mais bien des gens, médecins ou pas, s’accordent pour dire que les dégâts qu’ils causent sont d’une ampleur dévastatrice dans les deux cas de figure. L’effet nuisible et destructeur, juste une formalité pour le pervers qui pour lui et son égocentrisme démesuré, seul le résultat escompté de ses objectifs est à prendre en considération.

Etrange bonhomme, ou bonne femme d’ailleurs, usant de stratèges démoniaques pour arriver à ses fins. De vrais manipulateurs en puissance, des charcutiers de l’âme qu’on pourrait penser très intelligents. Et si le pervers n’était qu’un leurre cachant ses faiblesses ? Un écorché, griffant tel un animal blessé ?  Un être incompétent cachant ses déficiences par toutes sortes de supercheries et usant de stratèges fort discutables. Est-ce inné ou acquis, le devient-on ou le sommes-nous ? Je vais laisser répondre à cette question les spécialistes mais de mon vécu, je puis vous dire, et grand mal cela me fait de devoir le constater, des comportements pervers se retrouvent à tous les âges, j’ai pu l’observer. Horrible réalité qui voudrait répondre à cette question en affirmant que c’est inné, les mômes victimes d’un tel tribus depuis la naissance devant apprendre à vivre avec. Ce qui voudrait dire, que le mal pourrait y avoir une place prépondérante mais n’extrapolons pas et tenons-en nous aux faits.

Je me suis souvent demandé de par mon vécu, comment des êtres machiavéliques et vraiment mauvais pouvaient vivre en accord avec eux-mêmes, arrivés à un certain stade de leur existence. J’eus quelques réponses en lisant les livres de spécialistes sur le sujet, et notamment je pus y découvrir la certitude d’un auteur en particulier, qu’un pervers ne se remet jamais en question et vit dans le déni total de réalité. Un être malheureux seraient tentés de dire la plupart des gens, ce qui en fait une victime, bien sûr, et le rend inoffensif aux yeux de bien des gens ayant de l’empathie à revendre, ce dont le pervers n’est absolument pas doté. 

Pour ma part, j’ai vu un pervers à l’œuvre accéder au trône de responsable, incompétent de surcroît, et duquel nous pûmes lire ses desseins comme un livre, après qu’il eut dévoilé sa vraie nature. Il nous fallut du temps, certes, le pervers n’étant jamais vraiment ce qu’il est ou paraît et ne disant jamais vraiment ce qu’il dit. Le flou constant dans lequel il plonge son entourage est puissant et envoûtant, comme un smog d’Ecosse, il nous envahit sans qu’on ne ressente tout de suite les effets. Et puis, une fois le brouillard dissipé et les troupes divisées, la vraie personne éclatera au grand jour, le narcissique se dévoilant enfin. Dites-vous qu’avec ce genre d’individu, chaque jour est assuré d’une nouvelle surprise, car il aura le sens du sensationnel, mais tout ce potentiel sera voué à la destruction puisque liée à son seul but : le pouvoir, et qu’il se sent sans cesse en danger.

Je ne vais pas m’étaler sur les détails sordides et très discutables que j’ai pu constater, mais je puis affirmer en restant très cordial et courtois, que les pervers savent user de mise en scène spectaculaire pour vous prendre de cours. Que ce soit fondé ou non, quelle importance… du moment que l’on déstabilise l’autre partie. L’autre étant souvent considéré comme l’ennemi. J’ai entendu un certain pervers lancer un jour en croisant ses deux bras avec virulence « C’est la guerre ! » et le penser aussi fort que le ton employé. Tout cela dans une instituions ou le bien-être de l’autre est rabâché et les préceptes de la bienveillance, encouragés… Mais nous ne sommes jamais à une incohérence prête dans ce genre d’entreprise, et comme on le dit si bien, les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés.

Que vous soyez équilibré ou non, hyper intelligent ou limité, dites-vous que personne n’est à l’abri face à ce prédateur hors pair. Cet usurpateur usant de tous les stratèges pour vous piéger. Mais le trait de caractère m’horripilant le plus, et croyez bien que j’aimerais ne pas avoir à le souligner, est celui de menteur. Le pervers est un menteur diabolique et hors pair, qui souffle le chaud comme le froid et vous dit tout et son contraire en quelques minutes, quelques phrases. Souvent incohérent, le pervers saura vous rendre fou, n’en doutez pas une seconde.

Mais qu’est-ce qui fait qu’il y en ait toujours plus ? Car il y en a de plus en plus. Tous s’accordent à le dire, constat de grands professeurs à l’appui, de sondages médiatiques et débats des plus grands cerveaux. Je croyais me tromper, je me disais que ça ne se pouvait pas, les gens suivant de plus en plus de formations sur les rapports humains, apprenant à collaborer, à s’exprimer, à gérer son stress et à gérer les conflits, mais plus nous allons aux études, et moins nous savons nous comporter dans la vie et en société et avec autrui, semble-t-il.

Je me mis donc involontairement au départ, à traquer ces monstres, ces broyeurs de vie, ces incapables arrivant à la têtes d’institution ou d’entreprise on ne sait pas comment. A tel point et en tel nombre, que j’ai pensé à un certain moment probable qu’il y ait une école dispensant des cours de perversion avec comme cerise sur le gâteau ou le graal suprême, le trône du plus gros pervers de tous les temps. A se demander s’il n’y a pas de cours pour affiner ce don inné, je le rappelle…

Ainsi donc ils sont bel et bien de plus en plus nombreux, les médias et spécialistes l’affirment effectivement. Les livres et les télés en parlent. La société serait même la cause de ce fléau, de cette recrudescence de pervers sévissant un peu partout. La société, elle-même qu’on dit civilisée, créant des monstres en puissance sans discontinuer. A un rythme toujours plus effréné, comme s’ils étaient les garants du monde. Sont-ils les dommages collatéraux de cette course effrénée au rendement, à cette mondialisation, ou sont-ils plus facilement démasqués aujourd’hui car les gens sont tout simplement plus instruits et mieux cultivés ?

Source de démotivation constante, je ne suis pas le seul à avoir vu détruire tout le travail d’une équipe, dans le seul but de pouvoir asseoir sa supériorité. Cela arrive de plus en plus je puis vous l’assurer. Je n’ai pas besoin d’aller chercher des témoignages, les témoignages viennent à moi et c’est consternant je puis l’affirmer.

Je reste très perplexe quand à la passivité des gens, et le peu de réaction face à de tels êtres. Se laissant malmener, écorcher voire détruire, sans bien comprendre pour quelle raison. Et c’est là qu’est la réponse à mon avis : dans ces pactes officieux et secrets entre les gens, cachant bien des déviances psychologiques voir psychiatriques et des raisons souvent troubles et incohérentes.

Pour les démasquer, je vous ai trouver un article de L’Obs fort intéressant nous donnant quelques pistes pour les reconnaître et pouvoir agir avant d’être piqué par ce genre de scorpions… SI vous remplissez un vu aux 20 critères du pervers narcissique, mieux vaudra-t-il vous poser des questions sur votre avenir professionnel ou dans votre vie de couple.

 

 

 

Article de Anne Crignon (L’Obs)

Nulle mention de la perversion narcissique dans le DSM IV, manuel de classification internationale des troubles mentaux. La notion se cherche. Pour certains comme Scott Peck, psychiatre américain, il ne faut pas craindre de parler de véritable déviance morale et de poser la question du mal. Pour d’autres, comme le Docteur Reichert-Pagnard, il s’agit d’une psychose sans symptômes apparents ou "psychose blanche". 

On pourrait classer le manipulateur sur une échelle de 1 à 10 selon la toxicité. Niveau 3, le tyran domestique, réfugié dans le déni, qui blesse l’autre involontairement pour s’alléger de son propre mal être ; niveau 8, le sadique qui se défoule en jouissant de la douleur morale qu’il inflige sciemment. Quoiqu’il en soit, même un petit "PN" fait de considérables dégâts.

 Voici quelques pistes pour reconnaître ces prédateurs, inspirées des travaux de spécialistes tels que Jean-Charles Bouchoux, psychanalyste et Isabelle Nazare-Aga, thérapeute comportementaliste (1) :

 

1. Il ou elle vampirise l'énergie de l'autre : l'expression "se faire bouffer" prend tout son sens.

2. Il ou elle est dénué (e) d'empathie, fait preuve de froideur émotionnelle.

3. Il ou elle souffre d'insatisfaction chronique, il y a toujours une bonne raison pour que ça n'aille pas.

4. Il ou elle use de dénigrement insidieux, sous couvert d'humour au début, puis de plus en plus directement.

5. Il ou elle est indifférent aux désirs de l'autre.

6. Il ou elle s'inscrit dans une stratégie d'isolement de sa proie.

7. Il ou elle fait preuve d'égocentrisme forcené.

8. Il ou elle vous fait culpabiliser.

9. Il ou elle est incapable de se remettre en cause ou de demander pardon (sauf par stratégie).

10. Il ou elle s'inscrit dans un déni de réalité.

11. Il ou elle joue un double jeu : le pervers narcissique se montre charmant, séducteur, brillant - voire altruiste - pour la vitrine ; tyrannique, sombre et destructeur en privé. 

12. Il ou elle est obsédé (e) par l'image sociale.

13. Il ou elle manie redoutablement la rhétorique : le dialogue pour dépasser le conflit tourne à vide.

14. Il ou elle alterne le chaud et le froid, maîtrise l'art de savoir jusqu'où aller trop loin.

15. Il ou elle est psychorigide.

16. Il ou elle souffre d'anxiété profonde, ne supporte par le bien-être de son partenaire. 

17. Il ou elle ressent le besoin compulsif de gâcher toute joie autour de lui.

18. Il ou elle inverse les rôles et se fait passer pour la victime.

19. Il ou elle use d'injonctions paradoxales et contradictoires : la cible perd ses repères, son esprit devient confus, même quand il est des plus brillants. Paul-Claude Racamier, inventeur de la notion de pervers narcissique, parle d'un véritable "détournement de l'intelligence". 

20. Il ou elle éprouve un soulagement morbide quand l'autre est au plus bas.

 

(1) : "Les pervers narcissiques", Jean-Claude Bouchoux (Editions Eyrolles) et "Les manipulateurs et l'amour", Isabelle Nazare-Aga (Editions de l'Homme).

 

sources : Nouvel Obs

 



19/10/2015
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