T O U S D E S A N G E S

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LES PMPN

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LES PMPN

 

 

Avouez que ça en jette ! Qu’on a envie d’en faire partie ! Que ces quatre lettres appellent à je ne sais quoi de mystérieux…

 

 

 

 

 

Les PMPN sont et je cite les experts : des Parents Manipulateurs Pervers Narcissiques. Déjà qu’avec les pervers y a du boulot manquait plus que les parents pour compléter le tableau. Et je ne suis pas en train de divaguer. Figurez-vous qu’une prestigieuse université d’outre-Manche a décidé d’étudier de plus près ces comportements pour le moins discutables… Mais attendez, là, vous voulez rire… Tous ceux qui liront cette note riront à cette étude, car nous savons tous depuis la nuit des temps, qu’il n’y a pas pire qu’une mère, pour nous faire manger de la purée que l’on n’aime pas ou nous faire aller danser au bal avec la voisine que l’on aime encore moins que la purée. On a tous vécu un truc du genre, un jour dans notre vie d’enfant, mais pas seulement… Et si tous ces cracks du cervelet s’activent aujourd’hui et pas avant, c’est aussi parce que la population vieillissante donne du pain béni à tous ces corbeaux du sensationnel. Que l’on a besoin de nommer chaque faits et gestes, comme si leur attribuer un nom descriptif nous immunisait contre les méfaits pouvant être légués.

 

 

 

 

 

 

C’est quoi un parent manipulateur et en sont-ils conscients ? Ou faut-il d’ores et déjà les excuser de ce trop-plein d’amour, car ce sera, et faites-moi confiance sur ce coup-là, l’excuse la plus courue d’avance qu’on vous lancera à la figure du fils ou de la fille que vous êtes.

 

 

 

 

 

Mais scrutons un peu ces émotifs tout en manipulation et tellement influents. Et comparons avec les PN classiques, nous risquerons d’être surpris pour ne pas dire, choqués.

 

 

 

 

 

L’AMOUR tout en majuscule. Ah ! l’amour indéfectible des parents, cette source intarissable et légitime de géniteurs ne voulant que le bonheur de leur progéniture… Oh !!! On va se réveiller là ! On va quitter le train des Bisounours pour quelques instants, histoire de lire ce qui va suivre…

 

 

 

Tout le monde va en reprendre pour son grade ; fille, fils, papa, maman, mamie, papi, tous autant que nous sommes, avons cette faculté de manipuler nos aimés, nos proches, la chair de notre chair. Le sang de notre sang. Après tout, ils nous doivent bien la vie, ces garnements, le moins qu’ils puissent faire, c’est d’obéir et marcher dans nos pas et que ceux que nous aurons décidé d’emprunter.

 

 

 

 

 

Liens du sang

 

 

 

Les liens qui nous unissent à nos parents sont le plus souvent complexes et peuvent être dans beaucoup de cas destructeurs, même si l’on se tue à dire qu’ils sont merveilleux. Le pouvoir des gènes semble plus fort que tout. Se départir de nos parents, un bras de fer couru d’avance. L’impression de se battre contre des moulins à vent peut nous essouffler.

 

 

 

Ces liens, s’ils sont beaux et merveilleux pour la plupart des humains, peuvent être lourds pour certains, selon les situations. Qu’ils soient doux ou violents, ces liens nous rempliront de bonheur ou nous annihileront pour le reste de notre existence. Une usine à monstres, une fabrique à démons et autre psychose naissant dès nos premiers jours. C’est peut-être déjà très jeune que les cartes se jouent, que la disposition à dépendre de ses liens ou s’en défaire, se veuille le plus persistant.

 

 



Nos démons, qui, comme le gouffre de l’antre d’Hadès, semblent ne sortir de nulle part, pour nous hanter à jamais se feront un plaisir de nous le rappeler : on ne quitte pas les membres de la famille aussi facilement qu’il pourrait y paraître. C’est une histoire de sang, de chair et d’os. Comme si le fait d’avoir hérité de la vie était déjà un dû ; et naît la certitude pour la plupart d’entre nous qu’enfreindre le pouvoir de ces liens pourra nous porter la poisse.

 

 

 

Faire partie d’une famille, c’est savoir faire des compromis et défendre des valeurs que l’on croit les mêmes pour chaque membre de la famille, mais le plus souvent, et alors que l’on se croit dans un épisode de la petite maison dans la prairie lors de réunion familiale, on se rend compte qu’il n’en est rien. Que les gens mentent, qu’ils peaufinent, dissimulent, inventent, jalousent, envient, manipulent. Que le discours lancé dans la foulée ne rime pas avec la pensée et ce que l’on médite réellement.

 

 

 

Il y a bien moins de vérité et de sincérité au sein d’une famille qu’entre vrais amis, c’est une certitude qui tord le cou aux clichés les plus bucoliques.

 

 



Et cette impression de devoir quelque chose à l’autre se veut insupportable, mais nous l’acceptons, même si nous avons horreur d’aller au repas de Noël par exemple, nous y allons quand même.

 

 



Très peu de gens ont le courage d’assumer ce qu’ils pensent vraiment, et pour les courageux, assumer cela équivaut à être mis de côté. un peu comme une personne  hâtée face à une communauté religieuse.

 

 

 

Rien n’est plus beau que la famille. Rien n’est plus fort que les liens du sang et pourtant, c’est de ceux-ci en général que nous viendront les plus grandes emmerdes. Les plus phénoménales psychoses et ce n’est pas les charcutiers de l`âme qui me contrediront. Bref ! Le berceau de nos doutes et d’obligations dont bon nombre d’entre nous aimeraient bien se passer.

 

 

 

L’enfance

 

 

 

L’enfance est le ciment de toutes les croyances, à commencer par celles que l’on a de soi. Mais d’où viennent-elles ? Assurément de personnes et d’individus nous entourant et étant proches de nous. Très proches.

 

 

Si l’on dit à un enfant qu’il est nul, que ça ne sert à rien qu’il entreprenne ou juste rêve d’entreprendre un jour le métier qu’il souhaite tant apprendre, il y a fort à parier que ce gamin n’y arrive jamais. La puissance de persuasion est telle, qu’elle peut façonner presque à elle seule, l’assurance et l’estime de soi en un âge, où nous sommes matière et ne demandons qu’à être façonné et moulé. Où les mots sont si forts et si puissants, que la moindre hésitation dans la bouche de nos parents sera perçue comme un désaveux.

 

 



Mais plus que les mots, c’est l’émotion qui en résulte, et l’importance que ces mots prennent selon qu’ils soient dits par un être à qui l’on veut tout particulièrement plaire. Dont on voudrait qu’il soit si fier de nous.

 

 

 

À l’âge tendre, c’est même primordial. On ne peut se départir de ce besoin de plaire à notre père ou notre mère, comme si c’était une maladie incurable et je pèse mes mots. Leur parole est évangile. Sacrosainte et intangible. Leurs mots : des pansements ou des épines, mais dans les deux cas, ces mêmes mots seront ceux que l’on consacrera et en lesquels nous croirons le plus. Rien d’autre n’aura vraiment d’importance, aussi, lorsque petit, on nous brime, nous abîme et nous détruit, nous ne sommes souvent pas en état de le réaliser, trop aveuglé par ce besoin inné, semble-t-il, de plaire et d’être aimé par nos géniteurs tout-puissants. La distorsion de la réalité deviendra notre seul moyen de défense aussi dangereux, soit-il.

 

 



L’appartenance à laquelle nous faisons partie est primordiale et cruciale à nos sens. Cela semble indispensable pour pouvoir grandir et nous construire dans les meilleures conditions. À aucun moment, nous n’imaginons que ces adultes puissent nous vouloir ou faire du mal plutôt que du bien. Notre perte plutôt qu’une éclatante réussite.

 

 



Se relever d’un tel constat peut être meurtrier et sans concession aucune. Cela peut nous faire chavirer dans les abysses les plus profonds d’un océan aux eaux troubles et tourmentées. Une terrible et réelle descente aux enfers nous projetant dans les flammes de la destruction.

 

 



Et cela semble miraculeux de constater qu’il y a des êtres munis d’assez de force pour remonter à la surface et transpercer cette chape éhontée les empêchant de respirer.

Le mal subit et la douleur infligée sont tels, que de tenir debout découle déjà du miracle et pourtant… Certains y parviennent, et même, en ressortent plus forts. Plus solides que la plupart des gens les côtoyant.

 






Des forces de la nature me direz-vous, des battants, des rebelles ou des enragés.
Pourquoi pas tout simplement des êtres équilibrés, entiers et forts, je vous l’accorde. N’ayant que faire de ce destin promettant la misère et le chaos. S’ouvrant au monde et étant animé d’une envie gargantuesque de dévorer la vie.

 

 



Des êtres magnifiques, qui ne se retournent que très peu derrière eux, avec, vous pouvez l’imaginer, les conséquences que cela laisse supposer.

 

 

Mais toute liberté à un prix, et en tant que résilient, c’est sans doute l’addition dont il faut s’acquitter pour pouvoir vivre libre et heureux.

 

 



De là, une construction incroyable va prendre racine comme une graine de haricots que l’on aurait plantée en nous. Les ramifications pourront être nombreuses ou moindres, mais toutes, découleront de cette envie de vivre, de construire son monde et de créer sa famille. La vraie, celle qui ne juge pas et se réjouit pour nous lorsque le bonheur nous effleure. Celle qui nous aime, simplement, pour ce que l’on est, mais également pour ce que l’on fait… Ne pas se retourner, éviter de plonger son regard dans le rétroviseur et foncer vers des cieux plus heureux que ce qu’un début de vie promettait reste l’attitude nous rendant adeptes de la résilience et de tous ses bienfaits. La certitude d’avoir le choix, de faire un choix, et de pouvoir décider. De pouvoir prendre notre destin en main. Une première déconstruction amenant à une reconstruction primordiale, de laquelle l’on ne reviendra assurément pas le même.

 

 

 

S’amorce alors une ère nouvelle, nous faisant comprendre que nous sommes maîtres de notre vie si nous le décidons ainsi, et ce, dès notre plus jeune âge.

 

 



Le temps n’a pas vraiment d’importance. Ce qui en a vraiment, c’est l’intensité et le dévolu ainsi que la confiance gagnée qu’apporte une rencontre. Qu’elle soit de quelques instants, d’une heure, d’un jour ou de quelques années, l’on peut trouver la même intensité et un lien aussi fort en chacune de ces possibilités. Certaines brèves rencontres peuvent apporter sinon plus que ce que pourraient amener de très longues années d’une relation.

 

 

 

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Admiration, déception et regrets…

 

 

Le regard de l’autre, et notamment dans le cas ici présent, celui des parents, n’est pas très différent de celui tant attendu ou tant espéré lors de notre adolescence. Là encore, nous ne jouons pas dans la même cour et nous partons perdants sur ce terrain dangereux qui peut s’avérer destructeur. De nouveau, avoir trop d’attente de l’un ou l’autre des parents peut être très décevant si ça ne s’avère réalisable. Et cette déception, être une problématique de plus à gérer dans ce fatras d’émotion.

 

 

 

La déconvenue que père ou mère ont toujours montrée à notre égard depuis notre tendre enfance est un sentiment virulent ne déclinant pas avec les ans. On peut avoir soixante-neuf ans et être blessé de la même intensité qu’à nos seize ans lorsque notre père nous dit qu’il espérait tellement mieux pour nous, et ce, qu’il parle de notre vie sentimentale ou professionnelle. Ce sentiment de déception est toujours dur à encaisser qu’on ait quinze ans ou quatre-vingts. Il est vrai, qu’être libéré de cette attente du compliment et de reconnaissance est une aubaine d’autant que d’autres, n’étant pas du même sang, nous ont peut-être fait don de cette merveilleuse satisfaction. Lorsqu’on a la chance de pouvoir être libre sur ce point, tout semble être plus simple et présager des moments plus pragmatiques lorsqu’on aura à faire à nos parents. Relativiser les propos, une aubaine. Mais tout n’est pas si simple.

 

 

 


Nous restons, et je vais encore le répéter, cet étrange petit gars ou petite fille ayant besoin de voir dans le regard de ses géniteurs, un brin si ce n’est, une pleine satisfaction. Bien sûr, il y a des heureux sur ce plan-là, j’en connais plus d’un et fort heureusement pour le genre humain, qui sont pleinement émancipés et heureux, mais ce qu’il faut relever ici par ce besoin d’être ou de se reconnaître au travers le regard de ces deux parents, démontre combien notre vie tout entière pourra dépendre de cette image. Un simple clignement, un sourcil froncé ou un regard rieur et humide pourront satisfaire ou décevoir cette attente paraissant si importante à nos yeux. La manipulation peut commencer…

 

 

 


Le fait d’être admiré par un regard bienveillant est tellement gratifiant, que ceux qui en bénéficient ne réalisent pas un seul instant ce que cela peut faire comme ravage à ceux qui n’ont et ne connaîtront jamais cela de leurs parents et peut-être de toute leur existence. Parce que lorsqu’on croit quelque chose d’acquis dès notre plus tendre enfance, on ne réalise guère une autre réalité, d’autant plus si celle-ci se veut positive et enrichissante. Elle nous permet de grandir et d’évoluer dans les meilleures conditions. L’admiration d’un père ou d’une mère se veut primordiale pour la construction d’un enfant et persiste avec le temps, nous rendant dépendants comme le junkie peut l’être envers son dealer. C’est une sensation des plus agréables et des plus primordiales pour l’équilibre de tout être humain, mais pas que… Le règne animal n’est pas en reste dans ce domaine.

 

 

 

Sous ces regards aimables engageants, nous brillons et acquérons une assurance bienvenue pour affronter la vie qui nous attend. Ne pas avoir cet avantage dès notre plus jeune âge peut certes nous pousser dans un abîme profond, mais également nous inviter à trouver ailleurs, ce dont nous avons besoin. À s’inventer un monde et créer un environnement incroyablement efficace et enrichissant, car nous irons chercher très loin en nous, ce besoin inné qu’il nous faudra acquérir grâce à des êtres de substitution. Si le chemin peut être long et jonché d’embûche, le fait d’acquérir ce qui devrait l’être dès notre tendre enfance est d’autant plus satisfaisant.

 

 

 

Le fait de lire dans les yeux de nos procréateurs une déception telle qu’ils détournent le regard n’est pas simple à gérer. En premier lieu, parce que nous semblons programmés pour le contraire. Du moins, c’est ce qu’il nous semble entendre et voir partout ailleurs autour de nous. Nous nous sentons bien seuls sur notre île d’insatisfaction alors que tant d’autres semblent nager dans le bonheur et la béatitude. Il n’y a rien de plus dénigrant que la déception d’un père ou d’une mère à l’égard de son fils ou de sa fille. Rien de plus décevant, de plus dépitant. Il faut du temps pour se remettre de cela, car en général, ces attitudes seront à répétition et se répèteront encore et encore, pour atteindre leur but : détruire.

 

 

L’enfant ne sachant que faire dans une telle situation pensera que c’est vraiment lui qui a un problème ou qui n’est pas à la hauteur. Pas ce père ou cette mère ayant une idée bien précise de la personnalité, du physique et de l’avenir (personnel ou professionnel) de leur progéniture.

 

 

 

Voir dans leurs yeux les regrets d’avoir enfanté un enfant ne répondant pas aux espoirs qu’ils s’étaient imaginés peut être également destructeur et dangereux pour les plus fragiles, car quoi de plus légitime que l’amour et la satisfaction des parents. Lire de profonds regrets quant à notre venue à la vie et ce qu’on en fait peut être fatale à notre équilibre, alors que nous n’avons jamais rien demandé.

 

 

 

D’un autre côté, être le plus beau, le plus fort et le plus merveilleux des bambins n’est pas forcément un atout. Certains parents sont inconscients et exagèrent le plus souvent, mais c’est plus fort qu’eux. Sans s’en rendre compte, ils prédestinent le destin de leur enfant et le formatent à recevoir bien des claques. Être fort et beau c’est bien, mais être lucide c’est encore mieux. Lorsque nos parents nous mettent sur un piédestal comme certains peuvent le faire, il est évident que l’égo qu’ils fabriqueront ne nous servira pas ou que très peu. Avoir de l’estime de soi c’est merveilleux et souhaité par tout un chacun, mais se surestimer peut être dangereux et terriblement insidieux. Pour avoir travaillé avec des ados à l’estime de soi au plus bas, je puis vous dire qu’il faut savoir doser nos propos et nos actes pour ne pas les faire descendre plus bas qu’ils ne s’estiment déjà. 

 

 

 

 

Alors sont-ils les monstres que je décris, ces parents chéris ne voulant toujours que notre bien ?

 

 

Leurs petites ou grandes manipulations peuvent-elles se targuer d’être aussi efficaces que celles que pourraient faire un vrai et nommément considéré comme un pervers narcissique ?

 

 

 

Je vous laisse le soin de répondre à ces questions, mais dans tous les cas, vous risquez fort de ne pas être pleinement objectif et impartial, tant vos gènes vous ramèneront toujours au point de départ, et à ce respect immuable et incompréhensible pour certains, que vous aurez envers vos parents chéris...me de soi c’est merveilleux et souhaité par tout un chacun, mais se surestimer peut être dangereux et terriblement insidieux. Pour avoir travaillé avec des ados à l’estime de soi au plus bas, je puis vous dire qu’il faut savoir doser nos propos et nos actes pour ne pas les faire descendre plus bas qu’ils ne s’estiment déjà.

 

 

 

Alors sont-ils les monstres que je décris, ces parents chéris ne voulant toujours que notre bien ?

 

 

Leurs petites ou grandes manipulations peuvent-elles se targuer d’être aussi efficaces que celles que pourraient faire un vrai et nommément considéré comme un pervers narcissique ?

 

 

 

Je vous laisse le soin de répondre à ces questions, mais dans tous les cas, vous risquez fort de ne pas être pleinement objectif et impartial, tant vos gènes vous ramèneront toujours au point de départ, et à ce respect immuable et incompréhensible pour certains, que vous aurez envers vos parents chéris...

 

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19/03/2017
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