T O U S D E S A N G E S

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Mon Père Noël... a été Hubert Reeves et le restera à jamais...

En cette période de Père Noël, je suis bien obligé de vous avouer un secret : Je n'y ai jamais cru. Mon Tonton Michel avait beau se déguiser en tous les Pères Noël qui puisse exister, à chaque fois je lui arrachait sa barbe et le démasquais non sans une certaine fierté.

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« Devenir adulte, c'est reconnaître, sans trop souffrir, que le "Père Noël" n'existe pas. »

Par contre, c'est en un autre barbu que j'ai cru dès mon plus jeune âge. En fait, aussi loin que ma mémoire puisse m'emener, ce personnage fait partie de mes souvenirs et lorsque j'y repense, une nostalgie pleine d'optimisme et de gaité m'envahit, tant il a su me faire rêver.

le coupable s'appelle Reeves. Hubert Reeves, Astrophysicien, conférencier, humaniste, inlassable observateur et défenseur de la nature à ses heures. Je ne sais pas si c'était son accent qui m'a d'abord interpellé. Ou tout simplement sa manière de raconter les choses, la vie, le cosmos. Mon intérêt aux extra-terrestres aidant, il lui fut facile de s'imposer à mon top five de personnalité comptant pour moi. Étant même, primordial pour mon évolution, tant intérieure, qu'extérieure. Il nourrit bien des rêves et a su me démontrer que l'obtimsime ne serait jamais obsolète ou passerait de mode, mais était un état d'esprit à épouser si l'on veut profiter de la vie.

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Sa manière de raconter les choses, vulgarisation scientifique m'oblige, était perçu comme un conteur. Lorsqu'il commençait à parler, plus rien n'avait d'importance. Que ses mots, dont je n'avais aucune peine à comprendre. Un faiseur de rêve me permettant de croire, non pas en un Dieux, mais en la vie et donc, en moi-même. On doit beaucoup à ce genre de personne et il en faudra plus, pour que le monde tourne un peu mieux, car on est mal. Comme j'aimerais avoir un petit Hubert Reeves dans la poche, ou à chaque question délicate existentielle, chaque décision cruciale à prendre, je le sortirais de ma poche et l au monde entier. Il a su m'insuffler également des valeurs, une philosophie de vie et des priorités sans détours. Merci à vous donc, Monsieur Reeves, et quel bonheur de vous savoir exister, je m'en vois rassurer.

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Voici ce qu'en dit wikipédia sur son parcours:

Alors qu'Hubert Reeves est enfant à Léry, son père apporte à la maison l'Encyclopédie de la jeunesse. En la lisant, Reeves développe le désir d'explorer le monde et le cosmos.

Il fait ses études classiques chez les Jésuites, au collège Jean-de-Brébeuf de Montréal. C'est à cette époque qu'il observe pour la première fois Saturne à l'aide d'un télescope qu'il a fabriqué. Selon lui, cette expérience a été déterminante quant à son choix d'une carrière scientifique.

Inscrit à la faculté des sciences de l'Université de Montréal, il obtient un baccalauréat des sciences en physique (1953), puis il présente, à l'Université McGill, un mémoire de maîtrise intitulé Formation of Positronium in Hydrogen and Helium (1955).

Il poursuit ses études en astrophysique nucléaire à l'université Cornell (Ithaca, N.Y.), où il côtoie plusieurs physiciens contemporains tels George Gamow, Richard Feynman, Fred Hoyle, Philip Morrison et Ed Salpeter, qui est son directeur de thèse. En 1960, il soutient sa thèse de doctorat, intitulée Thermonuclear Reaction Involving Medium Light Nuclei.

De 1960 à 1964, il enseigne la physique à l'Université de Montréal, tout en étant conseiller scientifique à la NASA.

Cette période coïncide avec la Révolution tranquille québécoise qui entraîne, entre autres, un certain mouvement francophile chez plusieurs professeurs de l'Université de Montréal. Reeves, qui refuse de n'utiliser que des manuels scolaires francophones, perçoit une dégradation du climat de travail lorsque certains de ses collègues professeurs lui font des remarques aigres, ce qui lui donne envie d'« aller voir ailleurs ». Le refus de collaboration entre des professeurs des universités de Montréal et McGill sur un projet d'accélérateur de particules fut, selon Reeves, déterminant quant à son choix de quitter le Québec4. Durant un stage d'été au centre nucléaire de Chalk River, en Ontario, il se voit proposer de donner une série de cours à des chercheurs belges de physique nucléaire. Quelques mois plus tard, Caltech lui offre un poste au sein du laboratoire de William Fowler.

Hubert Reeves, voulant réaliser un vieux rêve de s'établir en Europe et s'étant déjà engagé envers les Belges, demande à Caltech de reporter son offre d'un an, ce qui lui est refusé. Selon Reeves, cet évènement a refroidi ses relations avec cette université jusqu'à la fin des années 1960.

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Dans les années 1970, Reeves commence à s'exprimer publiquement sur divers sujets liés, entre autres, à la physique nucléaire. C'est lors de vacances à Carry-le-Rouet, où il partage, nuit après nuit, ses connaissances en astronomie avec d'autres vacanciers, qu'il commence réellement une carrière de vulgarisateur scientifique. Suite à la suggestion d'une amie, il décide de mettre par écrit ses connaissances et commence la rédaction de Patience dans l'azur, dont le titre est inspiré d'un poème de Paul Valéry. Le manuscrit, refusé par une trentaine de maisons d'édition, est réécrit par Reeves avec l'aide de son ami physicien Jean-Marc Lévy-Leblond, pour être finalement publié en 1981. Le livre connaît un grand succès après sa présentation à l'émission Apostrophes de Bernard Pivot.

Les éléments lourds de l'Univers se forment à l'intérieur des étoiles massives et sont rejetés dans l'espace à la mort de ces dernières.

Plusieurs lecteurs d'Hubert Reeves lui écrivent des lettres qui influencent la pensée et les choix d'écriture du scientifique. Ainsi, une lectrice de Patience dans l'azur lui envoie une lettre qui l'inspire à écrire Poussières d'étoiles, sorti en 1984 et dans lequel il met en exergue un passage de la lettre qui l'a inspiré : « On m'a dit : Tu n'es que cendres et poussières. On a oublié de me dire qu'il s'agissait de poussières d'étoiles. ». Dans ce livre, il rappelle, entre autres, que les atomes qui composent la Terre et ses habitants ont été en grande partie constitués à l'intérieur des étoiles massives et ont été disséminés dans l'espace lors de la mort de ces dernières.

Certains lecteurs critiquant ce qu'ils considèrent un positivisme excessif chez Reeves, ce dernier décide, en 1984, d'écrire sur la plus grande menace planétaire perceptible à l'époque, celle engendrée par la guerre froide. Il publie ainsi L'Heure de s'enivrer en 1986, où il dresse, entre autres, un portrait inquiétant des arsenaux nucléaires des deux grandes puissances américaine et soviétique.

À l'aube des années 2000, sensibilisé à l'impact environnemental de l'activité humaine, Hubert Reeves devient un militant pour la défense de l'environnement. Depuis 2001, il préside Humanité et Biodiversité (anciennement Ligue ROC pour la préservation de la faune sauvage et la défense des non-chasseurs), une association reconnue d'utilité publique. En 2003, il publie le livre Mal de Terre qui fait un constat inquiétant de l'état de l'environnement terrestre. Il participe également à une conférence avec le biologiste David Suzuki, Alerte climatique, donnée à Montréal le 26 octobre 2005. Cette conférence, organisée par Équiterre en collaboration avec l'Université du Québec à Montréal et les Éditions du Boréal, est prononcée devant 3 400 personnes au palais des congrès de Montréal.

En 2005 et en 2007, Hubert Reeves publie deux livres reprenant ses chroniques diffusées sur France Culture : Chroniques du ciel et de la vie et Chroniques des atomes et des galaxies. Son avant dernier livre, Je n'aurai pas le temps, retrace le parcours scientifique de l'auteur depuis son enfance à Montréal jusqu'à aujourd'hui.

Dans plusieurs de ses publications, Hubert Reeves prône le végétarisme, à la fois pour des raisons environnementales et pour des raisons éthiques.

Hubert Reeves est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Il est membre du comité d'honneur de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, et préface le livre « Exit final. Pour une mort dans la dignité ».

En 2007, certaines de ses pensées sont utilisées dans l'album Du simple au néant, des Ogres de Barback.

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Quelques citation du grand homme si modeste et me parlant :

"Personne ne sait comment sont exactement les choses quand on ne les regarde pas."

"Pour tirer le meilleur parti des connaissances acquises, pour en extraire toute la richesse, il importe de ne pas s'y habituer trop vite, de se laisser le temps de la surprise et de l'étonnement."

"La science moderne est un admirable monument qui fait honneur à l'espèce humaine et qui compense (un peu) l'immensité de sa bêtise guerrière."

"En science comme ailleurs, l'inertie intellectuelle, la mode, le poids des institutions et l'autoritarisme sont toujours à craindre."



05/12/2014
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