T O U S D E S A N G E S

T O U S    D E S    A N G E S

MONSIEUR LOUIS DE FUNÈS

Louis de Funès

                                

 

Maître incontesté des grimaces et de rhétoriques à grands coups de speed, Louis de Funès m’aura plus que marqué dans mon enfance et aiguisé mon sens de l’humour et mon énergie.

Hyperactif infatigable, ce papi fort énervé en a énervé et en énerve encore aujourd’hui d’ailleurs un certain nombre.


Tant pis pour eux, moi le Louis, c’est quand il voulait que je passais une journée avec lui à faire des saloperies sur les plages de Bretagne ou perché sur un arbre.

 

Grand agité du bocal, ce petit homme a démontré qu’on pouvait réussir à tout âge et que l’autodérision était la plus belle des maladies incurables que l’on pouvait attraper. Mais aussi que ce n’est qu’à force de travail et d’effort que l’on peut se faire une place au soleil.

 

Pour moi, cet acteur restera à jamais gravé dans ma mémoire et je l’avoue sans rougir, me fera toujours rire…

Voici ce qu'en dit wikipédia :

 

Louis de Funès, de son nom complet Louis Germain David de Funès de Galarza, est un acteur français né le 31 juillet 1914 à Courbevoie (Seine) et mort le 27 janvier 1983 à Nantes (Loire-Atlantique).

Ayant joué dans plus de 140 films, il est l'un des acteurs comiques les plus célèbres du cinéma français de la seconde moitié du XXe siècle et le champion incontesté du box-office français des années 1960 et 1970, attirant plus de cent cinquante millions de spectateurs dans les salles.

Après presque vingt ans sur les planches et devant les caméras dans de nombreux seconds rôles, il impose son personnage de Français moyen impulsif, râleur, au franc-parler parfois dévastateur, à la fin des années 1950 dans La Traversée de Paris. Suivra une suite de succès populaires parmi lesquels la saga du Gendarme de Saint-Tropez (1964-82), la Trilogie Fantômas (1964-67), Le Corniaud (1965), La Grande Vadrouille (1966), Oscar (1967), La Folie des grandeurs (1971), Les Aventures de Rabbi Jacob (1973) et L'Aile ou la Cuisse (1976).


Outre la France, les films de Louis de Funès ont connu une grande popularité dans divers pays européens, comme l'URSS, l'Italie ou le Royaume-Uni.


Il a également adapté quelques scénarios au cinéma et coréalisé un film, L'Avare, en 1980.

En 1950, il est pianiste-comédien dans la troupe Les Burlesques de Paris de Max Révol lorsque Sacha Guitry lui confie plusieurs petits rôles, notamment dans La Poison (1951), Je l'ai été trois fois (1952), Si Paris nous était conté (1955) et surtout La Vie d'un honnête homme (1953) où il a un rôle un peu plus consistant de valet de chambre « obséquieux et fourbe, presque inquiétant l'espace d'un plan ». Dans ce film, son personnage s'affine un peu plus – « il apparait “au naturel”, sans grimace ni moustache » – et il est associé pour la première fois à Claude Gensac. En 1952, il rejoint la troupe des Branquignols dirigée par Robert Dhéry, bien que les circonstances de la rencontre entre Louis de Funès et Robert Dhéry varient considérablement en fonction des auteurs.

Il débute d’abord dans la revue Bouboute et Sélection. « En 1952, mon père jouait La Puce à l'oreille de Feydeau [...]. À la fin de la représentation, mon père courait au petit théâtre Vernet [...] pour apparaître dans le premier sketch de Bouboute et Sélection [...] puis, il reprenait le métro pour rejoindre le cabaret où il incarnait un clochard », explique-il, puis dans Ah ! les belles bacchantes en 1953. Cette revue obtient un grand succès – deux années de représentations – et contribue à le faire connaître. De plus, intégré dans une troupe dédiée au comique, l’acteur va perfectionner sa technique et explorer des facettes de son talent jusque-là délaissées.

On le retrouve l’année suivante dans l’adaptation à l’écran du spectacle, Ah ! les belles bacchantes de Jean Loubignac, qui est son premier film en couleurs, le film La Reine Margot de Jean Dréville, tourné avant ce film, sort en salle après.

Cette même année, il joue face à Fernandel dans Le Mouton à cinq pattes d’Henri Verneuil et pour la première fois face à Bourvil dans Poisson d’avril de Gilles Grangier. Jean-Paul Le Chanois, après lui avoir confié deux petits rôles dans Sans laisser d'adresse (1951) et Agence matrimoniale (1952), lui offre le second rôle de M. Calomel dans la comédie populaire à succès Papa, maman, la bonne et moi (1954) et sa suite Papa, maman, ma femme et moi (1956).


En 1956, il obtient un début de reconnaissance au cinéma dans La Traversée de Paris, de Claude Autant-Lara, où il joue l’épicier Jambier. Il s’impose avec force face à Jean Gabin et Bourvil, dans une prestation de quelques minutes au cours de laquelle il dessine en quelque sorte son futur personnage : lâche devant « le fort » (Jean Gabin) et colérique devant « le faible » (Bourvil). Même si le film a atteint aujourd’hui le statut de film culte, il connaît à sa sortie un succès public pour son « discours continûment ambivalent ». Dès l’année suivante, Maurice Regamey lui offre son premier rôle principal dans Comme un cheveu sur la soupe. Son interprétation d'un compositeur suicidaire vaut à l’acteur le Grand Prix du Rire 1957, sa première récompense et le film, « petite production sans prétention, qui aurait dû passer inaperçue, [...] tient l'affiche de très longues semaines. ».

Toujours en 1957, il est la tête d’affiche de Ni vu... Ni connu..., d’Yves Robert, dans le rôle du braconnier Blaireau. Accompagné de son chien « Fous le camp », cet « avatar rural de Guignol » brave toutes les formes d'autorité et finit toujours par échapper au garde-chasse. Le film est un beau succès à sa sortie et vaut à l'acteur quelques articles laudateurs dans la presse, à l'instar de l'hebdomadaire France Dimanche, qui, dans son numéro du 20 septembre 1957, titre à la une : « Louis de Funès, l'acteur le plus drôle de France ». On le retrouve encore dans un rôle principal en 1958 dans Taxi, Roulotte et Corrida, d’André Hunebelle, tourné en Espagne, qui connaît un certain succès avec 2,542 millions d’entrées.

Pourtant, la progression de sa carrière au cinéma marque une pause, et l’acteur va retourner à des films ou des rôles moins importants pour quelque temps.


Pouic-Pouic où il incarne un boursicoteur harcelé par les histoires de famille et les péripéties domestiques, marque aussi le début de la collaboration entre Louis de Funès et le réalisateur Jean Girault, également musicien, qui le fera jouer dans douze films, les 6 films de la série des Gendarmes, Pouic-Pouic (1963), Faites sauter la banque ! (1963), Les Grandes Vacances (1967), Jo (1971), L'Avare (1980) et La Soupe aux choux (1981).

Après Faites sauter la banque ! en 1964, dans lequel il prépare en famille le braquage d'une banque, ils tournent ensemble, malgré les réticences des producteurs, qui auraient préféré Darry Cowl ou Francis Blanche, le premier volet de la série des Gendarmes, Le Gendarme de Saint-Tropez, qui rencontre un succès considérable et installe l’acteur en haut du box-office pour la première fois.

À peine deux mois plus tard, il triomphe à nouveau dans le rôle d’un représentant de l’ordre dans Fantômas. Dans ce film construit sur la double composition (Fantômas/Fandor) de Jean Marais comme premier rôle, il transfigure son personnage de réplique comique et en devient la vedette en éclipsant ses partenaires.

Pendant que les succès populaires s’accumulent, en 1965, il tourne Le Corniaud, avec un rôle d'homme d'affaires louche, réalisé par Gérard Oury, où il partage l’affiche avec Bourvil. La sortie du film en mars 1965 est un nouveau triomphe (près de 12 millions de spectateurs). En 1966, il apparaît dans Le Grand Restaurant. La même année il joue un rôle de chef d'orchestre tyrannique dans la France de l'occupation dans La Grande Vadrouille, de nouveau avec Bourvil comme partenaire et Gérard Oury comme réalisateur.

Le film connaît un succès colossal et a longtemps détenu le record du plus grand nombre de places de cinéma vendues en France (plus de 17 millions de spectateurs).

Il est aujourd'hui le cinquième derrière Titanic (1998), de James Cameron, Bienvenue chez les Ch'tis (2008), de Dany Boon, Blanche-Neige et les Sept Nains de Walt Disney et Intouchables (2011), de Olivier Nakache et Eric Toledano. La Folie des grandeurs de Gérard Oury doit marquer les retrouvailles de Louis de Funès et de Bourvil, mais la mort de ce dernier faillit interrompre le projet.

 

Simone Signoret suggère alors le nom de Yves Montand à Oury, qui perçoit le potentiel du duo, après quelques adaptations :

« J'avais conçu pour Bourvil un rôle de valet de comédie genre Sganarelle. Montand sera plus proche de Scapin. »

— Gérard Oury

Néanmoins, le film est un grand succès avec plus de 5,5 millions d'entrées.

Les capacités de Louis de Funès à mimer et à faire des grimaces sont les principaux aspects de son humour. Le mime est pour lui essentiel pour ponctuer ses mots : « Quand on décrit une forme de bouteille avec ses deux mains, expliquait-il en joignant le geste à la parole, la bouteille est là, on la voit. Elle flotte un instant dans l’espace, même quand le geste est terminé. ».

Il joue aussi beaucoup sur la répétition dans une scène de ses gestes ou paroles. De plus le ressort de son humour est aussi capté dans le caractère excessif des sentiments et émotions qu’il exprime, que ce soit la peur ou le désespoir – feint ou réel – de son personnage.


Il excelle en particulier dans l’expression de la colère : grognements, bruits de la bouche, gifles répétitives sur les autres personnages, grands gestes, etc. Ses rôles se prêtaient volontiers à ce jeu : ses personnages sont souvent hypocrites, antipathiques, sans être, la plupart du temps, méchants ou incapables de rédemption.

Louis de Funès disait que rien ne le faisait plus rire, dans la vie courante, qu’une personne en engueulant une autre, sans que cette dernière puisse répliquer.

Sa petite taille (1,64 m) contrastait avec celle de ses partenaires plus grands (Bourvil, Yves Montand) et ajoutait un autre élément comique au personnage.

 



02/08/2012
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