T O U S D E S A N G E S

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Puis un Matin…

Puis un Matin…

 

Puis un matin, après une nuit où nous avions fait l’amour, je me lève en silence, prends mes affaires et quitte l’appartement. On ne se réveille pas, on ne vient pas à la porte m’accompagner. On me laisse m’en aller alors qu’on est sans doute éveillé, mais ça ne fait rien.

Je le savais. Nous savions tous les deux que tout se passerait ainsi. J’ai l’impression que nous n’avons jamais vraiment été synchronisés. Pas assez du moins, pour pouvoir nous entendre et surtout, nous comprendre pleinement. Je sais également que son handicap n’y est pas pour rien. L’envie de réussir dans sa vie est plus forte que tout justement, parce que jamais on ne considéra son corps comme normal. Et le devenir aux yeux du monde et de la société en général, est un but que rien, ni personne ne pourra arrêter.

 

 

Tout se passe en douceur. Pas un mot ne s’élève plus haut que d’habitude. Nous n’avons pas besoin de parler de ça de toute façon, nous n’ignorons pas que ça ne pouvait que se terminer ainsi. C’était même déjà terminé avant que nous ne recommencions et réessayons de nous aimer.

Je suis surpris et rassuré en même temps, même si une rupture violente et explosive permet souvent, selon certains, de terminer une fois pour toute, une relation. De tirer un trait. D’en faire le deuil.

Mais nous n’avons pas envie de terminer quoi que ce soit. Ce qu’on s’est donné, nous l’avons en nous, nous ne pouvons le céder ainsi à l’indifférence. Au néant. Ce n’est pas du vent. Pas que des souvenirs légers. Non, cela reste avant tout un parcours de vie que avons mené ensemble. Un bout de chemin ou nous avons bravé vents et marées. Comment cela pourrait se perdre dans l’oubli. C’est notre château à nous. Un château ou nous seuls, avons accès. Ses murs sont imprégnés des émotions les plus fortes et des déceptions les plus rageantes, mais pour rien au monde nous ne laisserons qui que ce soit abîmer cette forteresse.

Nous y tenons, aussi, décidons-nous de nous quitter en amis. Mieux, nous savons que nous pourrons toujours compter l’un sur l’autre. Nous nous devons bien ça. Nous nous le promettons. Malgré nos différences, malgré nos fausses notes et nos reproches.



06/11/2011
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