T O U S D E S A N G E S

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La constance dans les maisons d’éditions comme ailleurs ?

La constance dans les maisons d’éditions comme ailleurs ?

 
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Il est une denrée rare si je puis m’exprimer ainsi, par les temps qui courent, et qui malheureusement est un constat qui ne semble pas prêt de s’améliorer : la constance. Un mot simple et court. Plutôt catégorique lorsqu’on y songe, mais qui se veut très explicite.

 

Je parlerai ici de constance dans les milieux de l’édition, mais cette réflexion peut, je pense, s’accorder à nombre d’autres entités et à bien de gens.

 

Cela faisait un moment que je ne donnais plus trop signe de vie, côté conseils écriture ou expérience littérature. Aussi, par cette note, je répare ce silence pour vous faire part d’une toute fraîche expérience afin d’en venir à ce mot cité plus haut et faisant tant défaut de nos jours.

 

J’avais envoyé un manuscrit à une petite maison d’édition du Sud-Ouest sans trop espérer, mais j’aimais bien leur dynamisme. Du moins à en en juger par leurs actions cela semblait et semble toujours d’ailleurs prometteur.

J’attends donc patiemment que l’on me réponde sans vraiment rien attendre, mais à ma grande surprise, deux mois plus tard, on m’envoie un mail un dimanche soir d’une ligne : notre comité de lecture a approuvé votre manuscrit, êtes-vous toujours intéressé à publier votre roman ?  Moi, plutôt curieux et fonceur, je réponds sans attendre que bien sûr, une nouvelle expérience avec une nouvelle équipe pourrait être plaisante, et j’attends les conditions de contrat afin de voir à qui j’ai vraiment affaire.

 

Un mois après, rien, deux mois après toujours rien. J’envoie un mail très sympathique prétextant une peut-être perte de mails dans les méandres du numérique ou un manque de temps pour me répondre, toujours rien. Un mois s’écoule, je ne veux tout de même par les harceler, je renvoie à la maison d’édition un mail leur demandant très gentiment s’ils ont reçu mes mails et ce qu’il en retourne de mon manuscrit. Toujours rien. Là, je commence un petit peu à trouver cela un peu tiré par les cheveux et décide d’envoyer par Messenger un message toujours aussi sympathique et vous savez quoi, et bien toujours rien.

 

C’est tout de même incroyable vous ne trouvez pas, et croyez bien que je suis rôdé pour ce qui est des maisons d’édition, j’ai eu la chance d’être publié plusieurs fois donc j’ai eu affaire à quelques-unes d'entre elles, mais à notre ère, avec tous les moyens qu’on a pour communiquer, je trouve cela un peu-beaucoup pathétique et irrespectueux. Surtout lorsqu'on vient nous chercher. Mais pas vraiment surprenant. Nous ne sommes malheureusement plus à l’époque ou la parole avait de la valeur. Je ne demande pas grand-chose comme tout auteur étant dans la même situation et afin qu’on puisse avancer avec le manuscrit en question, il est tout de même plus correct pour une maison d’édition (et ici en l’occurrence, qui a approuvé un manuscrit) de répondre juste oui ou non. Mais combien de fois l’ai-je déjà mentionné. Un petit oui ou un non ne coûte pas grand-chose et c’est si vite fait. Qu’on ne vienne plus nous dire qu’on n’a pas le temps, je n’y crois pas. OK, le Salon du livre est prenant, mais ce que j’évoque ici se passe avant le salon.

 

Vous voyez, ce qui est dommage, c’est que ce sont ces mêmes maisons d’édition qui des fois se plaignent de certains comportements d'auteurs alors même, que le mot loyauté semble un mot lointain leur passant au-dessus de la tête. Mais je ne les blâme pas. Je vous donne juste cette fraîche expérience en pâture, afin que vous puissiez peut-être en apprendre quelque chose.

 

Si je sais depuis longtemps qu’il ne faut rien attendre des autres, et surtout ne pas avoir de grandes attentes des maisons d’édition, je me suis focalisé ces dernières années sur les petites maisons, avec à la clé, l’espoir que ce dont elles se vantent (proximité des auteurs, suivi et respect et j’en passe et des meilleures), ne soit pas que des mots. Pas que du vent.

 

Je crains fort chers tous, qu’il ne faille réviser nos leçons en tous les cas pour ce qui concerne certaines maisons que je ne nommerai pas ici.

 

Alors oui, les défenseurs vont monter au créneau, mais comprenez bien mon propos, ce n’est pas tant d’être ou non publié dont il s’agit ici, mais de tenir parole, et de tout simplement faire son travail.

 

Quoi qu’il vous arrive donc, amis auteurs, soyez patients, et accordez le bénéfice du doute comme je le fais à chaque fois. Soyez tolérants, en espérant qu’on vous le rendra bien et qu’une magnifique collaboration à la clé vous ouvre ses bras. N'oubliez pas que l'édition c'est un peu comme les compagnies d'aviation, plus on nous dit que c'est compliqué et difficile de se faire un nom dans le domaine, et plus il pullule des petites entités ici et là. À se demander si tout ce qu'on nous raconte à du sens. Y a-t-il vraiment encore du sens dans tout ce qu'on voit? Permettez-moi d'en douter. Et n'oubliez pas que s'il y a de plus en plus de noms de l'édition qui s'inscrivent comme de bons et vertueux éditeurs, il y a aussi beaucoup de farfelus. De mini structure ne pouvant vous l'imaginez bien, accepter la déferlante de manuscrits qui pourrait s’abattre sur elle. Et qui plus est, et je dois bien témoigner en connaissance de cause, croyez-moi ou non, mais bien des grands noms de l’élite éditoriale et se targuant d'être exemplaires, pourraient être pointées du doigt. Mais cela vous le savez déjà. Continuez à croire en vous et rappelez-vous que ce n'est pas l'écriture qui vous fera manger et paiera votre loyer et en attendant, souriez, la vie est belle.

 

 

Bien à vous, et n’hésitez pas à partager et témoigner de vos expériences, c’est toujours intéressant.



16/03/2019
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